
Chimie du végétal et biotechnologies blanches
La chimie du végétal ou phytochimie se définit comme l’ensemble des principes et des techniques de génie chimique permettant de synthétiser des produits chimiques en utilisant le végétal comme matière première.
Les biotechnologies blanches, ou biotechnologies industrielles, visent à produire des produits chimiques de commodités (biocarburants, acides aminés, intermédiaires de synthèses, etc.) en utilisant des enzymes ou des bactéries qui agissent comme de véritables usines cellulaires. Ces micro-organismes, sélectionnés selon des critères très précis, permettent de transformer des matières végétales (glucose ou sucre extrait de céréales, maïs ou cane à sucre) en molécules chimiques transformables par l’industrie chimique.
Les nouvelles techniques de biologie moléculaire, de microbiologie et de bio-informatique, permettent de sélectionner les meilleures souches bactériennes et d’abaisser considérablement le coût de production. Les biotechnologies blanches se positionnent clairement en technologies concurrentes de la pétrochimie traditionnelle. Elles permettent de lutter efficacement et économiquement contre le réchauffement climatique en fixant le dioxyde carbone, principal gaz à effet de serre.
Les biotechnologies blanches, de part la variété d’applications qu’elles peuvent toucher, leur caractère renouvelable et leur profil économique sont un outil majeur au service du développement durable. Il n’est donc pas sans raison que la Commission Européenne a identifié les Sciences de la Vie, et en particulier les biotechnologies blanches, comme la prochaine vague d’une économie basée sur la connaissance, après celle des technologies de l’information.
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